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Programmes scolaires…
« En ce début de XXIème siècle, l’école primaire doit rester fidèle à la grande inspiration de l’école républicaine : offrir à tous les enfants des chances égales et une intégration réussie dans la société française. »
Le ministre de l'éducation nationale a présenté le mercredi 20 février 2002 les nouveaux programmes de l'école primaire qui vont être mis en place dès la rentrée 2002 pour la première année de chacun des trois cycles (petite section de maternelle, grande section de maternelle et cours élémentaire 2e année). Ils prennent en compte toutes les orientations annoncées en juin 2000, et notamment la généralisation de l'enseignement d'une langue vivante étrangère. Préalable essentiel, sans lequel il ne saurait y avoir ni réussite scolaire ni épanouissement personnel et social des élèves : la maîtrise de la langue française sous ses différentes formes, orales comme écrites, se voit accorder une place tout à fait prépondérante.
Nous reproduisons ci-après les principales directives qui concernent nos trois disciplines. Nous invitons les collègues qui désirent en savoir davantage à consulter le BO hors-série de février 2002.
EDUCATION ARTISTIQUE
Les arts sont considérés dans ces programmes comme « le moyen le plus efficace de comprendre d’autres civilisations éloignées dans le temps ou dans l’espace ». Une approche, approfondie ensuite au collège, des œuvres artistiques (et littéraires) est donc indispensable en élémentaire, car « si l’école ne le fait pas, qui le fera ? »…
ARTS VISUELS
LE DESSIN :
au cycle 2, la pratique régulière du dessin est prioritaire. Elle entre en relation avec les autres formes d’expression, parfois pour les anticiper, parfois comme une des dimensions plastiques d’une réalisation, parfois comme trace ou mémoire.
Le dessin procure à l’élève le plaisir de donner forme à une histoire, de reconstituer une scène. Les dessins d’imagination et de narration sont privilégiés. L’enseignant stimule l’envie grâce aux textes, albums, BD…
Au cycle 3, l’élève aiguise sa perception et améliore l’acuité de son regard en prenant le temps d’observer le monde qui l’entoure ; il devient capable d‘ exprimer grâce au dessin une sensation, une idée, un univers personnel (imaginaire, fantastique, poétique).Divers paramètres déjà rencontrés auparavant peuvent lui servir également : le support, l’instrument, le geste etc.
LES COMPOSITIONS PLASTIQUES :
si l’école maternelle a donné à l’enfant l’occasion de jouer avec des objets et des formes, et si cela lui a permis de découvrir qu’il pouvait les détourner, les activités de l’école élémentaire l’incitent à transformer encore plus explicitement une chose en une autre : les ressources et les objets courants deviennent alors des réservoirs de matières et de formes propices à recyclage, montage, collage, assemblage… Les travaux réalisés amènent l’élève à remplacer la notion d’habillage par celle de structure. Il envisage alors différents points de vue et joue sur les rapports d’échelle. La présentation du travail des élèves et sa valorisation devient un aspect non négligeable de la production.
LES IMAGES :
elles sont à la fois des matériaux, des documents et des supports d’expression, sur lesquels l’élève peut intervenir. Il apprend ensuite à distinguer les images artistiques des images documentaires, scientifiques ou à but commercial. Les notions de ressemblance, d’illusion, d’impression, de fiction peuvent être introduites alors.
L’utilisation de l’appareil photographique (analogique et si possible numérique) peut finalement rassembler le dessin et les compositions plastiques en deux dimensions, en jouant sur le cadrage, le point de vue, le flou et le net… et les résultats obtenus peuvent également être retravaillés, afin de recréer complètement l’image.
L’APPROCHE ET LA CONNAISSANCE D’ŒUVRES :
une liste d’œuvres situées historiquement et appartenant à des registres techniques, thématiques et artistiques différents est proposée. Ces références doivent permettre de poser les bases d’une culture commune sur laquelle viendra prendre appui la culture personnelle de l’élève. Ces moments de découverte donnent l’occasion, parfois unique, aux élèves d’une rencontre forte avec l’œuvre d’art. Les visites de musée et d’expositions sont également une source importante de rencontres.
Compétences à acquérir en fin de cycle I :
être capable de :
- utiliser le dessin dans ses diverses fonctions,
- expérimenter des matériaux, des supports, des outils, constater des effets produits et réinvestir tout ou partie des constats dans une nouvelle production,
- combiner plusieurs opérations plastiques pour réaliser une production en 2 ou 3 dimensions, individuelle ou collective,
- produire des images en utilisant un vocabulaire approprié,
- établir des relations entre les démarches et procédés repérés dans les œuvres et sa propre production,
- reconnaître et nommer certaines œuvres d’artistes et les mettre en relation les unes par rapport aux autres (voir listes nationales et académiques).
Compétences à acquérir en fin de cycle II :
être capable de :
- utiliser le dessin dans ses différentes fonctions en utilisant diverses techniques
- réaliser une production en 2 ou 3 dimensions, individuelle ou collective, menée à partir de consignes précises,
- choisir, manipuler et combiner des matériaux, des supports, des outils,
- témoigner d’une expérience, décrire une image, s’exprimer sur une œuvre,
- identifier différents types d’images en justifiant son point de vue,
- réinvestir dans d’autres disciplines les apports des arts visuels.
avoir compris et retenu :
les points communs et les différences entre les pratiques de la classe et les démarches des artistes - identifier et nommer quelques références (œuvres, personnalités, évènements) à partir des œuvres de la liste nationale ; pouvoir les caractériser simplement et les situer historiquement.
EDUCATION MUSICALE
VOIX ET CHANT :
La culture vocale :
les jeux vocaux de la maternelle et l’exploration ludique de la voix en relation avec des jeux corporels amènent ensuite l’élève à maîtriser de mieux en mieux sa respiration. A l’école élémentaire, la culture vocale se développe toujours et encore par la pratique régulière de jeux vocaux, l’apprentissage de chants diversifiés, en canon et à deux voix en cycle 3.
Le répertoire s’enrichit, année après année, de comptines, puis de chansons, en français, en langues régionales ou étrangères. L’apprentissage et la mémorisation supposent un travail de reprise quotidien, dans le cadre de séances dirigées, mais aussi pour le simple plaisir partagé. Le choix des chants est basé autant sur les textes que sur les mélodies, et en fonction des motivations propres à la classe. La chorale, qui est inscrite dans le projet de chaque école, est l’occasion d’enrichir un répertoire polyphonique.
ECOUTE :
La culture de l’oreille :
au cycle 2, elle se réalise dans l’audition des essais et des reprises successives, et vise à améliorer les productions, et elle contribue, par sa fréquence, à renforcer l’acuité auditive nécessaire à la concentration et à la mémorisation. Elle concerne l’écoute de soi et celle des autres. L’écoute d’œuvres musicales vient alors compléter cette première approche. C’est un moyen indispensable pour découvrir la diversité de l’expression musicale. Au cycle 3, elle se développe et devient plus analytique. Le recours au codage et à la partition devient un guide utile, et le lexique spécifique pour nommer les divers aspects de la musique devient indispensable.
Le répertoire est très ouvert, et n’exclut ni le patrimoine populaire, ni la création contemporaine. Le contact avec la musique vivante est essentiel ; il doit être recherché aussi souvent que possible. On peut également avoir recours aux œuvres les plus connues du répertoire classique, en liaison avec le programme d’histoire.
PRATIQUES INSTRUMENTALES :
Elles sont toujours liées au travail d’apprentissage des chants ou à l’écoute. On mobilise essentiellement, au cycle 2, les objets sonores, apportés ou fabriqués, les petites percussions, et quelques lames sonores. Au cycle 3, la pratique instrumentale reste liée à l’accompagnement de chansons, mais on peut envisager des jeux rythmiques plus complexes, voire sur plusieurs instruments différents. N’oublions pas que la pratique systématique d’un instrument mélodique ne relève pas de l’école élémentaire.
Compétences devant être acquises en fin de cycle I :
être capable de :
- chanter juste en contrôlant l’intonation à l’oreille,
- interpréter de mémoire une dizaine de chansons simples par année, en recherchant justesse, précision et expression,
- mobiliser, soit de façon autonome, soit sur rappel, les habitudes corporelles pour chanter (posture physique, aisance respiratoire, anticipation…),
- écouter les autres, pratiquer l’écoute intérieure de courts extraits,
- isoler au travers d’écoutes répétées quelques éléments musicaux (repérer en particulier des phrases identiques, leur place respective), en mémoriser certains,
- produire des rythmes simples avec un instrument, marquer corporellement la pulsation,
- traduire des productions sonores sous forme de représentations graphiques, après appui éventuel sur des évolutions corporelles,
- commencer à exprimer et justifier ses expériences,
- exprimer par des enchaînements dansés, personnels ou collectifs, une façon de ressentir une musique.
Compétences devant être acquises en fin de cycle II :
être capable de :
- pouvoir interpréter de mémoire plus de 10 chansons parmi celles qui ont été apprises,
- contrôler volontairement sa voix et son attitude corporelle pour chanter,
- tenir sa voix et sa place en formation chorale, notamment dans une polyphonie ,
- assumer son rôle dans un travail d’accompagnement,
- soutenir une écoute prolongée, utiliser des consignes d’écoute,
- repérer des éléments musicaux caractéristiques, les désigner et caractériser leur organisation (succession, simultanéité, ruptures…) en faisant appel à un lexique approprié,
- reconnaître une œuvre du répertoire travaillé, la situer dans son contexte de création , porter à son égard un jugement esthétique,
- réemployer des savoir-faire au profit d’une production musicale ou chorégraphique inventée, personnelle ou collective,
- témoigner de son aisance à évoluer dans une danse collective et dans des dispositifs scéniques divers,
- exprimer son appréciation pour qualifier une réalisation dansée, chantée ou jouée, à la fois comme acteur et comme spectateur.
EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE
OBJECTIFS :
Pour chaque cycle, et comme à l’école maternelle, l’enseignement de l’EPS vise : le développement des capacités et des ressources nécessaires aux conduites motrices - l’accès au patrimoine culturel que représentent les diverses activités physiques, sportives et artistiques, pratiques sociales de référence - l’acquisition des compétences et connaissances utiles pour mieux connaître son corps, le respecter et le garder en forme.
ACTIVITES PHYSIQUES ET COMPETENCES SPECIFIQUES :
Les diverses activités physiques ne sont pas la simple copie de pratiques sociales : elles doivent permettre aux élèves de vivre des « expériences corporelles » particulières, dont les intentions poursuivies, les sensations ou les émotions éprouvées sont différentes selon les types de milieux et d’espaces dans lesquels elles sont pratiquées.
Réaliser une performance mesurée de différentes façons :
en forme, en force, en vitesse… - dans des espaces et avec des matériels variés - dans différents types d’efforts - régulièrement et dans une échéance donnée
Mise en œuvre :
activités athlétiques - activités de natation
Adapter ses déplacements à différents types d’environnements:
dans des formes d’actions inhabituelles mettant en cause l’équilibre - dans des milieux ou sur des engins instables de plus en plus diversifiés - dans des environnements de plus en plus éloignés et chargés d’incertitude - en fournissant des efforts de types variés.
Mise en œuvre :
activités d’orientation - activités d’escalade - activités nautiques - activités de roule et de glisse (bicyclette, roller, ski, patins à glace…)…
S’opposer individuellement ou collectivement :
affronter un adversaire dans des jeux d’opposition duelle - coopérer avec des partenaires pour s’opposer collectivement à un ou plusieurs adversaires dans un jeu collectif.
Mise en œuvre :
jeux de lutte - jeux de raquettes - jeux collectifs (traditionnels ou sportifs)…
Concevoir et réaliser des actions à visée artistique, esthétique ou expressive :
exprimer corporellement des images, des états, des sentiments, seul ou en groupe - communiquer aux autres des sentiments ou des émotions - réaliser des actions « acrobatiques » mettant en jeu l’équilibre - s’exprimer librement ou en suivant différents types de rythmes, sur des supports variés.
Mise en œuvre :
gymnastique artistique ou rythmique - activités de cirque - natation synchronisée…
COMPETENCES GENERALES :
il s’agit pour l’enseignant d’aider l’élève à acquérir des attitudes, des méthodes, des démarches favorables aux apprentissages, dans la pratique de l’activité, mais aussi dans la vie sociale. Les situations mises en place par l’enseignant doivent permettre à chaque élève de choisir son niveau de difficulté, de tenter de nombreux essais en toute sécurité, de pouvoir recommencer s’il a échoué, de pouvoir aider un camarade ou de se faire aider par une parade ou un conseil.
PROGRAMMATION DES ACTIVITES :
les trois heures hebdomadaires seront réparties au minimum sur deux jours distincts par semaine. La pratique journalière doit être recherchée chaque fois que c’et possible
Compétences devant être acquises en fin de cycles I et II :
Compétences spécifiques :
être capable, dans différentes activités physiques, sportives et artistiques, de : réaliser une performance mesurée - adapter ses déplacements à différents types d’environnements
- s’opposer individuellement et/ou collectivement - concevoir et réaliser des actions à visée artistique, esthétique et/ou expressive
Compétences générales et connaissances :
être capable, dans différentes situations, de : - s’engager lucidement dans l’action - construire un projet d’action - mesurer et apprécier les effets de l’activité -appliquer des règles de vie collectives
Avoir compris et retenu :
- que l’on peut acquérir des connaissances spécifiques dans l’activité physique et sportive (sensations, émotions, savoirs sur les techniques de réalisations d’actions spécifiques…)
- des savoirs précis sur les différentes activités physiques et sportives rencontrées.
En conclusion :
« ces programmes sont exigeants. Ils sont à la mesure de l’attente de notre pays et des nécessités d’une société du XXIème siècle fondée sur l’intelligence. Ils témoignent de la confiance accordée aux maîtres qui sauront les mettre en œuvre, avec la collaboration de tous les autres adultes de l’école et l’appui des parents. »
SNADEM-UNSA
bureau 327 Bourse du Travail
3, rue du Château d’Eau 75010 Paris
snadem@wanadoo.fr
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