VOIX ET CHANT :
La culture vocale :
les jeux vocaux de la maternelle et l’exploration ludique de la voix en relation avec des jeux corporels amènent ensuite l’élève à maîtriser de mieux en mieux sa respiration. A l’école élémentaire, la culture vocale se développe toujours et encore par la pratique régulière de jeux vocaux, l’apprentissage de chants diversifiés, en canon et à deux voix en cycle 3.
Le répertoire s’enrichit, année après année, de comptines, puis de chansons, en français, en langues régionales ou étrangères. L’apprentissage et la mémorisation supposent un travail de reprise quotidien, dans le cadre de séances dirigées, mais aussi pour le simple plaisir partagé. Le choix des chants est basé autant sur les textes que sur les mélodies, et en fonction des motivations propres à la classe. La chorale, qui est inscrite dans le projet de chaque école, est l’occasion d’enrichir un répertoire polyphonique.
ECOUTE :
La culture de l’oreille :
au cycle 2, elle se réalise dans l’audition des essais et des reprises successives, et vise à améliorer les productions, et elle contribue, par sa fréquence, à renforcer l’acuité auditive nécessaire à la concentration et à la mémorisation. Elle concerne l’écoute de soi et celle des autres. L’écoute d’œuvres musicales vient alors compléter cette première approche. C’est un moyen indispensable pour découvrir la diversité de l’expression musicale. Au cycle 3, elle se développe et devient plus analytique. Le recours au codage et à la partition devient un guide utile, et le lexique spécifique pour nommer les divers aspects de la musique devient indispensable.
Le répertoire est très ouvert, et n’exclut ni le patrimoine populaire, ni la création contemporaine. Le contact avec la musique vivante est essentiel ; il doit être recherché aussi souvent que possible. On peut également avoir recours aux œuvres les plus connues du répertoire classique, en liaison avec le programme d’histoire.
PRATIQUES INSTRUMENTALES :
Elles sont toujours liées au travail d’apprentissage des chants ou à l’écoute. On mobilise essentiellement, au cycle 2, les objets sonores, apportés ou fabriqués, les petites percussions, et quelques lames sonores. Au cycle 3, la pratique instrumentale reste liée à l’accompagnement de chansons, mais on peut envisager des jeux rythmiques plus complexes, voire sur plusieurs instruments différents. N’oublions pas que la pratique systématique d’un instrument mélodique ne relève pas de l’école élémentaire.
Compétences devant être acquises en fin de cycle I :
être capable de :
- chanter juste en contrôlant l’intonation à l’oreille,
- interpréter de mémoire une dizaine de chansons simples par année, en recherchant justesse, précision et expression,
- mobiliser, soit de façon autonome, soit sur rappel, les habitudes corporelles pour chanter (posture physique, aisance respiratoire, anticipation…),
- écouter les autres, pratiquer l’écoute intérieure de courts extraits,
- isoler au travers d’écoutes répétées quelques éléments musicaux (repérer en particulier des phrases identiques, leur place respective), en mémoriser certains,
- produire des rythmes simples avec un instrument, marquer corporellement la pulsation,
- traduire des productions sonores sous forme de représentations graphiques, après appui éventuel sur des évolutions corporelles,
- commencer à exprimer et justifier ses expériences,
- exprimer par des enchaînements dansés, personnels ou collectifs, une façon de ressentir une musique.
Compétences devant être acquises en fin de cycle II :
être capable de :
- pouvoir interpréter de mémoire plus de 10 chansons parmi celles qui ont été apprises,
- contrôler volontairement sa voix et son attitude corporelle pour chanter,
- tenir sa voix et sa place en formation chorale, notamment dans une polyphonie ,
- assumer son rôle dans un travail d’accompagnement,
- soutenir une écoute prolongée, utiliser des consignes d’écoute,
- repérer des éléments musicaux caractéristiques, les désigner et caractériser leur organisation (succession, simultanéité, ruptures…) en faisant appel à un lexique approprié,
- reconnaître une œuvre du répertoire travaillé, la situer dans son contexte de création , porter à son égard un jugement esthétique,
- réemployer des savoir-faire au profit d’une production musicale ou chorégraphique inventée, personnelle ou collective,
- témoigner de son aisance à évoluer dans une danse collective et dans des dispositifs scéniques divers,
- exprimer son appréciation pour qualifier une réalisation dansée, chantée ou jouée, à la fois comme acteur et comme spectateur.
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